C'est le géographe David Harey qui a parlé le premier de géographie et cartographie "radicales" vers les années 1960. Dans le sillage du marxisme, Harvey aborde la question des inégalités sous l'angle de leur invisibilisation. Le processus d'invisibilisation passe notamment par l'imposition d'une façon normative de se représenter l'espace.
La cartographie radicale, telle que la revisitent et se la réapproprient les auteurs Nephtys Zwer et Philippe Rekacewicz dans leur livre publié en 2021 Cartographie radicale. Explorations, se propose, à travers notamment la pratique (représentation collective d'un espace ou spatialisation d'un problème par le dessin, avec utilisation de formes, de couleurs et d'une légende), de dépolluer nos esprits et de faire voir ce qu'on tait ou cache.
La cartographie radicale est une nouvelle façon de se positionner dans l'espace en esprit critique et sujet sensible.
Les élèves qui présenteront ce procédé et ses implications philosophiques ont participé, cette année scolaire en cours (2025-2026), à un atelier de pratique de cartographie radicale.
Professeur référent du projet de participation : Alexandre Larguier.
Parution : 22/04/2026