VENDREDI 17 OCTOBRE - soirée d'ouverture
Ouverture du festival au cinéma Le Lido en partenariat avec les Ciné-Rencontres.
Projections en présence du réalisateur Jordi Vidal suivies d'un débat.
"Autour des grands thèmes benjaminiens et de l'oeuvre centrale Thèses sur l'Histoire, Paris, capitale du XIXe siècle, le film est organisé comme une déambulation en spirale qui donne à voir et à comprendre, tout autant le XIXe siècle parisien, que notre XXIe siècle. A la manière de Benjamin, les images qui composent les deux films ne sont plus seulement des images du passé, mais des images du présent : d'un présent toujours en péril. Elles expriment au plus près les idées, les intuitions du philosophe et du poète."
Jordi Vidal
18h00 - WALTER BENJAMIN, PARIS CAPITALE du XIXe DIECLE (61 min)
19h30 - Repas tiré du sac
20h30 - WALTER BENJAMIN, LE PASSE OPPRIME (58 min)
21h30 - ECHANGE AVEC LE PUBLIC
Les titres des ouvrages des intervenant.es sont dans la rubrique "intervenant.es" du menu
SAMEDI 18 OCTOBRE
9h30 - ACCUEIL ET PRESENTATION par Grégoire Kauffmann, historien
10h00 - "LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE ": UNE CONTRE-UTOPIE ?
A travers la présentation du Manifeste du parti communiste de Karl Marx, 1848, il s'agira de questionner le réalisme de l'utopie politique et sociale : Quelles sont les causes historiques et les raisons qui président à l'avènement d'un ordre nouveau ? En quoi la réalisation de l'utopie peut-elle changer les conditions d'existence ?
Dans un deuxième temps, au regard de la persistance des constats et des thèses énoncées dans ce manifeste, nous nous interrogerons sur la construction et la transmission d'une mémoire commune des luttes.
Des élèves de terminale du lycée Charles Renouvier, accompagné.es par leurs porfesseurs de philosophie
11h00 - INVENTER DES TERRITOIRES : D'UTOPIES D'ÉTAT EN DYSTOPIE
Vivre en France, c’est habiter une utopie concrète, celle de l’« aménagement du territoire ».
Cet aménagement du territoire a une histoire racontée soit comme un conte de fée, avec un prince charmant qui serait son « Père », Philippe Lamour, soit comme outil fruit d’un « milieu aménagiste ». En quelques étapes et points clés D. Bartement analysera la figuration d’une utopie, un Parc National dès 1945, sa problématisation - la sauvegarde d’un désert salé - et enfin son institutionnalisation, un Parc Naturel Régional.
Il sera donc ici question, à partir du fonds Philippe Lamour, d’offrir un regard renouvelé sur une utopie concrète à partir d’un lieu inventé, la Camargue, terre amphibie qui a suscité autant le rêve et les légendes que l’archéologie du paysage et des pratiques territoriales, les deux nourrissant des imaginaires qui ont été aux fondements de territorialisations parfois successives ou concurrentes.
Daniel Bartement, géographe, chercheur au sein de CRISES, Université Paul-Valéry Montpellier 3
12h30 - Buvette et petite restauration
14h00 - LE COMMUNISME LIBERTAIRE EN ACTE, L'ESPAGNE DE 1936
Dans les années trente, le mouvement communiste libertaire a porté un immense espoir de révolution sociale auprès d’une partie de la population espagnole.
Et le 19 juillet 1936 démarra - à des degrés divers et en certains endroits seulement – une mise en pratique du principal objectif révolutionnaire avancé aux XIXe et XXe siècles : l’abolition du travail salarié, du capitalisme et de l'Etat.
Myrtille exposera les jalons de ce processus qui mena à cette expérience unique dans l'histoire.
Myrtille Gonzalbo, historienne, membre des Giménologues
15h30 - Pause
16h00 - L'ECOFÉMINISME, MOUVEMENT UTOPISTE ?
Aborder les différents mouvements de l'écoféminisme, pour lesquels saccage de la planète et domination masculine sont indissociables. Protéiformes, intersectionnels et divisés, nous interrogeons ces courants, de Françoise d'Eaubonne (Le Féminisme ou la Mort, 1974) à aujourd'hui (Donna Haraway, Cyborg Manifesto, 1985 USA, Manifeste cyborg France 2002)
Margot LAUWERS, doteure en études anglophones, université de Perpignan
Noémie MOUTEL, docteure en études culturelles anglophones, université d'Angers
Catherine LARRERE et nous-mêmes sommes désolé.es d'annoncer qu'elle ne pourra pas participer comme prévu à cette table ronde.
18h00 - CONCERT DESSINE avec Tarik Chaouach (musique) et Laurent Bonneau (dessin)
19h00 - Buvette et petite restauration
20h00 - MUSIQUE
Carte blanche au DJ La Frakture
DIMANCHE 19 OCTOBRE
10h30 - DES ANNÉES 70 ET CE QUI EN DÉCOULE
En Conflent particulièrement, les années 70 voient l'arrivée d'une population nouvelle, animée d'idéaux utopistes, trempés dans les luttes du moment. Certains ont fait souche, et le renouvellement n'a pas cessé. Avec quelle mémoire ? Et quelles pratiques ?
Cette table ronde aura l'originalité de distribuer la parole, par séquences, non seulement à des auteurs et autrices d'ouvrages mais aussi à des témoins et acteurs.
Avec
Catherine Rouvière, agrégée et docteure en histoire, chercheuse associée au Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Paris 1, Panthéon-Sorbonne, CNRS). Quels sont les ressorts de la néo-ruralité et qu'expriment-ils à l'égard de la société ? Comment s'effectuent la rencontre forcée puis l'acculturation entre anciens et nouveaux paysans ? Quels en sont les résultats aux échelles locale et nationale ?
Jo Falieu et Gérard Mayen, membres de l'équipe de programmation du festival. Causerie sur l'évolution du concept d'utopie au regard de l'apporche de Waler Benjamin à propos de l'Histoire. L'argument de référence est l'expérience "communautaire du Bourdigou" : en quel sens fut-elle ou non une utopie ?
Au milieu du siècle dernier, le Bourdigou fut un immense village de paillotes et baraques où des familles ouvrières perpignanaises vécurent leurs étés en liberté. Sa destruction pour faire place à la normalisation touristique du littoral suscita une longue lutte emblématique des années 70.
Des habitants d'un village du Conflent, Fillols. Une place pour se retrouver. Deux cafés et un restaurant coopératifs. Des partages de productions agricoles, de ressources, savoirs et techniques. Une revue locale, un cabaret créatif, l'entretien des répertoires de danses et musiques anciennes. L'attention portée à toutes les générations. et une fête d'été à très haute intensité. A 12 km de Prades la commune de Fillols (200 hab.) serait-elle un petit royaume de l'utopie ? Un groupe d'habitants vient partager ses réflexions, décidés à bousculer la notion d'utopie; ils et elles se demandent si leur action n'est pas simplement d'entretenir ce qu'était, ce qu'aurait dû continuer d'ête, la vie de village.
12h30 - Banquet sur réservation
14h00 - SCIENCE-FICTION, UTOPIES, DYSTOPIES
Quand la réalité dépasse la fiction. Des livres d'anticipation des années 60 au rêve trans-post humaniste.
Dominée par des anticipations dystopiques qui jouent le rôle d'avertissement ou au contraire d'apprivoisement à un futur apocalyptique et inévitable, la science-fiction peut-elle réveiller nos imaginaires et réinventer des futurs souhaitables ? Quels éléments disruptifs nous apporte-t-elle face aux idéologies dominantes ?
Catherine Dufour, romancière et ingénieure en informatique
15h30 - Pause
16h00 - UTOPIES ET CRITIQUE DE LA REIFICATION DEPUIS FOURIER
L'utopie fouriériste possède une dimension singulière : elle fait du Beau un moteur et un gage d'équilibre des rapports des hommes entre eux et des rapports des hommes avec la Nature. Ses partisans vont faire de l'art une voie prophétique et célébrer le poète et l'artiste comme guides vers un futur de bonheur et d'harmonie. Hélène Guérin se propose d'évoquer ici la figure de l'un d'enre eux, François Sabatier-Ungher (1818-1891).
Critique d'art, ami des peintres Gustave Courbet, Dominique Papety, Paul Chenavard, de l'architecte Hector Lefuel, il développa une vision renouvelée de la création artistique et architecturale. Il ambitionna de doter le projet fouriériste de nouvelles armes conceptuelles en dépassant une esthétique limitée à une dimension sociale pour élaborer une esthétique totale qui permette à chacun de devenir capable de choisir les traits du monde à venir, soit une utopie.
C'est en parcourant ses manuscrits et les ouvrages de son extraordinaire bibliothèque léguée à la ville de Montpellier que nous esquisserons son portrait.
Hélène Guérin, historienne d'art, chercheuse au sein de CRISES, Université Paul-Valéry Montpellier 3
Jean Calens, co-fondateur de la revue VUPP